Une langue partagée par tous les francophones

L’une des plus grandes richesses du français, c’est qu’il est la langue partagée d’une large communauté qu’il unit dans le respect de la diversité de ses membres.

La langue française, ciment de la francophonie

La langue française n’est pas la propriété des Français. Parlée sur les cinq continents, elle est le bien commun de tous les francophones qui tous contribuent à sa vitalité.

Elle est le ciment de la solidarité des membres de la Francophonie. La francophonie rassemble des pays où le français joue des rôles très variés : seule langue officielle, langue officielle parmi d’autres langues officielles ou nationales, langue d’enseignement, de culture, des échanges régionaux ou internationaux, etc. Ces différences de statut et de situation modulent la place du français dans la politique linguistique menée par chacun des membres de la Francophonie, mais le français est pour eux, dans tous les cas, une langue privilégiée, dont il faut préserver le caractère international et la modernité.

La communauté francophone se renforce

La communauté francophone n’a cessé de se renforcer tout au long des 15 dernières années.

55 États et gouvernements ont participé ou assisté au Sommet de Moncton en septembre 1999, dont l’Albanie et la Macédoine, qui ont été admis en qualité de membres associés, tandis que la Lituanie, la Slovénie et la République tchèque ont rejoint la Pologne en accédant au statut d’observateurs. Le nombre de ces membres témoignent de la vitalité de la francophonie, notamment en Europe centrale. Depuis le Sommet de Hanoï (1997), la francophonie s’est dotée d’un secrétaire général à la tête de l’Organisation internationale de la francophonie : M. Boutros Boutros Ghali, Cette nomination a permis notamment le renforcement du rôle politique qu’elle entend jouer sur la scène internationale.

Des valeurs communes

Si la Francophonie se renforce, c’est parce qu’elle exprime une adhésion à des valeurs communes fondées sur la tolérance, le respect, la diversité et la solidarité. Cette solidarité couvre des domaines très divers : développement, liens économiques, droits de l’homme, culture, enseignement, formation, etc.

En raison de ces intérêts communs, les francophones unissent régulièrement leurs voix lors des négociations internationales pour prendre en compte l’exception culturelle dans la libéralisation du commerce, préserver le plurilinguisme dans les organisations internationales et assurer son avenir dans la société de l'information. Ainsi, le Sommet de Moncton (septembre 1999), a confirmé deux programmes importants sur le français :

Le Secrétaire général de la Francophonie a engagé une concertation avec les organisations internationales gouvernementales sur le thème de la diversité linguistique au niveau multilatéral. Il a en outre veillé, depuis sa nomination, à nouer ou resserrer des liens entre la communauté francophone et les autres aires linguistiques, hispanophone, lusophone, arabophone, qui souhaitent également préserver dans le monde la diversité culturelle et linguistique.